Do you hygge?

Bonjour tout le monde! 

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’autre chose que de mode, pour changer. 

Mais promis tu ne vas pas t’ennuyer pour autant. 

Le hygge, c’est cette tendance venue tout droit de chez nos copains vikings (Ragnar <3) qui décidément savent s’amuser. En gros, le « hygge », c’est cet art de créer une bulle de bien être pour être bien. Un feu dans la cheminée (ou du chauffage au sol), un plaid tout doux, un thé qui infuse et un bon bouquin. Vous voilà convertie. 

Comme vous ne le savez peut-être pas, je suis l’heureuse possesseuse (oui ça existe) d’un diplôme de Lettres moderne. 

A part faire joli dans le carton où je l’ai sans doute perdu depuis des années, ce bout de papier veut surtout dire que je suis plutôt du genre littéraire comme fille (sans déconner), et que par conséquent, j’achète autant de bouquins que de paires de chaussures. Même plus, en fait, parce que la littérature est un plaisir que l’on peut s’offrir pour pas cher du tout. 

Alors dans la littérature, c’est comme chez zara, y a à boire et à manger. Vous avez les classiques, ce beau jeans brut que vous portez sans réfléchir parce que vous l’avez depuis des années et qu’il vous rassure (je rentre toujours dedans, yay), ce petit pull bleu marine, cette robe noire, ces escarpins vernis. 

En d’autres termes, Victor Hugo, Émile Zola, Jane Austen, les sœurs Brontë.

Vous avez ceux que vous aimez aussi très fort et qui sont un peu comme l’oncle chelou qui fait des blagues cheloues au dîner de Noël et qui vous fout la honte sur Facebook. On l’aime bien, mais il est un peu original alors des fois on voit pas trop où il veut en venir.

F.S. Fitzgerald, Françoise Sagan, Boris Vian.

Puis il y a les pièces plus rares, que vous aimez ressortir de temps en temps mais qui ne vont pas avec tout. Mais que vous contemplez du coin de l’œil dans le dressing en attendant le bon moment. 

Laurent Gaudé, Henry Bauchau (merci Monsieur Halen, TMTC), Tolstoï, Faulkner. 

Oui, tous ces jolis noms, des lointaines connaissances aux plus proches confidents. Si vous espériez trouver ici un éloge de messieurs Lévy, Musso & co, vous pouvez passer votre chemin. 

Appelez ça déformation professionnelle ou autre, mais quand je lis un livre, j’aime que les phrases soient bien construites, que ce soit joli et que ça m’emporte quelque part. Et avec le temps, je deviens de plus en plus difficile à emporter (parce que je suis plus grosse).

Mais quand ça arrive, ça fait un bien fou! Et c’est ce qui m’est arrivé il y a peu, alors je vais partager ma découverte avec vous. 

Là je vais être un peu chauvine, parce que Lorraine représente, notre homme est vosgien, j’ai nommé Jean-Paul Didierlaurent. Après être passé par la nouvelle, il publie son premier roman, le liseur du 6h27.  

Ce bouquin est un ovni. Vous en parler sans vous spoiler tout en vous donnant envie de vous ruer dessus est une tâche ardue. C’est un vrai livre « feel good » qui vous redonnera foi en l’humain (pour un temps au moins). Le héros, Guylain, n’a rien d’un héros, c’est un type qui bosse dans une usine et qui vit sous les combles avec son poisson rouge (Rouget de Lisle). Tous les matins dans le train, il lit à voix haute des textes au hasard (ou pas) et, tu me vois venir, un jour tout va changer. 

Ce livre, c’est 200 pages de bonheur. 200 pages que j’ai dévorées en une seule journée. 200 pages qui nous rappellent que le bonheur se trouve dans l’infime, dans l’impalpable. Dans l’altruisme, dans l’échange. 

Ce livre, c’est l’histoire d’un mec qui décide d’aller vers les autres et de voir ce qu’il se passe ensuite. 

Et parfois on peut avoir de bonnes surprises. 

Peace,

G.

Bonne année! 

Bonjour, bonjour!

Ça faisait longtemps, pas vrai? Oui, trop longtemps, je sais. 

Si longtemps que je vais un peu vous raconter ma life (pas trop, promis). 

En début d’année, il est coutume de se souhaiter « une bonne santé », un truc que l’on se souhaite sans vraiment y penser. Et pourtant, on se rend compte à quel point une chose est importante quand elle nous fait défaut. L’an dernier, je l’ai vérifié par moi même parce que c’est mieux. 

Pour vous la faire courte, l’an dernier on m’a diagnostiqué une maladie que je traînais probablement depuis un certain temps et qui me donnait l’impression de devenir cinglée. Enfin, plus que d’habitude quoi. J’étais stressée en permanence, irritable (essaye d’imaginer un état pré menstrues qui dure, mais qui duuuuure), au point que mes proches méritent un Nobel pour m’avoir supportée. J’avais des insomnies, je mangeais pour douze une journée et rien du tout le lendemain, j’étais euphorique et la seconde d’après déprimée. Je perdais du poids puis j’en reprenais un peu. Chaque petite chose prise individuellement avait sa propre explication et me semblait pas importante, jusqu’à ce jour chez mon médecin où je viens le voir pour une broutille. Il me trouve anormalement fatiguée, les traits du visage creusés.

Il me parle de la thyroïde, me dit « on va faire une prise de sang, juste pour être sûr ». 

C’est marrant comme on connaît mal les maladies avant d’y être confrontés de près. Dans ma petite tête d’ignorante, la thyroïde c’est ce truc qui te fais grossir ou maigrir. Ça pouvait pas être ça, j’avais perdu que 5 kilos, et puis j’avais fait du sport pour… 

Et pourtant. Quand les résultats sont revenus, j’ai eu droit à un appel flippant du docteur « viens me voir aujourd’hui ». Là tu comprends que potentiellement, ça pue. 

Et donc, le verdict est tombé: maladie de Basedow. Euhcékoi? 

Ouais, je sais, ça m’a fait pareil. C’est quoi? En langange clair c’est une maladie auto immune (donc mon système immunitaire qui se retourne contre moi) qui attaque la glande thyroïde. Cette petite chose, elle ne sert pas qu’à faire maigrir ou grossir, elle s’appelle aussi « la glande du tonus », et donc, quand elle ne va pas bien, vous n’allez pas bien. 

La mienne n’allait pas bien du tout. 

Ensuite, il a fallu des autres prises de sang, des rendez-vous avec des spécialistes, ceux que vous mettez six mois à rencontrer. 

Et ensuite tout s’est accéléré, le spécialiste, le chirurgien, le spécialiste, d’autres docteurs, d’autres prises de sang. 

Et finalement une opération en fin d’année qui a laissé une jolie trace sur mon cou, et quelques petites complications post opératoire. 

Si je vous raconte tout ça, ce n’est pas seulement pour vous raconter ma vie aussi passionnante soit-elle, c’est surtout pour vous dire de faire attention à votre santé. Je ne dis pas qu’il faut être parano et foncer chez le docteur à chaque manque de motivation, sinon on peut toutes prendre rendez-vous pour les 52 lundis restant avant la nouvelle année. Mais faites vous confiance, vous êtes celle qui vous connaissez le mieux. Si vous ne vous sentez pas comme d’habitude, que vous êtes plus fatiguée ou plus stressée, si ça dure, parlez-en à votre médecin. Une prise de sang pour se rassurer ça ne mange pas de pain. Et ça peut vous éviter bien des soucis. 

Alors plutôt que de vous souhaiter des sous dans votre porte monnaie (même si c’est important aussi, il faut bien les payer, nos paires de chaussures!), je vais vous souhaiter une santé en béton armé, qui vous fera déplacer des montagnes, et je vais terminer en vous remerciant d’avoir lu mon pas-si-petit-billet et en citant une amie très très proche qui se reconnaîtra sans doute: « l’essentiel, c’est le plus important! »

Des bises, je reviens bientôt,

G.